Guérini la bête rose de Gaudin

29 février 2008 |  Par Phil  |  Publié dans Guérini  |  2 Commentaires

Claude Bertrand, directeur de cabinet du candidat sortant de Marseille, affirme sans honte :

Ce n’est pas Guérini qui monte, c’est nous qui baissons. Nous sommes prisonniers d’un vote-sanction.

C’est la technique de bouteille moitié vide ou moitié pleine. Si Sarkozy pouvait faire un petit tour dans le sud pour aider la baisse, peut être que Guérini finira par monter !

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2 comments ↓

#1 DOMINIQUE CHARPENTIER on 02.29.08 at 1:00

vous avez bien choisi la photo on exile tous a partir de combien qu il reste doit il partir aussi?

#2 Daniel Colomyès on 03.03.08 at 6:03

Surchauffe à Marseille

Monsieur Gaudin, Sénateur Maire, que certains sondages donnent battu aux municipales de Marseille veut montrer à ses administrés de quel bois il se chauffe. Ce n’est pas l’adoucissement durable du climat provençal ou le développement durable de la dégringolade élyséenne, qui viendra à bout du Vice-président de l’UMP. Halte-là ! Marseille n’est pas Lutèce. On n’y entonne pas la carmagnole on y considère la gaudriole. La vétusté, en voie de modernisation, inspire le respect et demande du soin. Du reste on n’apprend pas au beau linge à faire volte-face pour affronter le danger, c’est inné.

C’est pourquoi ! Le Vice-président du Sénat qui, absorbé par ces devoirs d’édile, avait pris jusqu’ici du recul, se jette à cœur gagné dans la campagne électorale pour protéger la cité convoitée par les ambitions du Post Scriptum. Un parti qui, comme son nom l’indique, oublie toujours de s’exprimer à fond avant de signer.

En silence et en particulier, le bourgmestre soutient la thèse que les sondages sont de la foutaise et que ceux qui les diffusent racontent des fadaises. Cette attitude, d’un optimisme proche du satisfecit que lui délivre une part de la population prête à lui renouveler sa confiance, nécessite une mise au point.

La thèse est une proposition, particulière ou personnelle, tenue pour vraie que l’on prétend démontrer ou défendre par des arguments. C’est aussi l’expression, vraisemblable ou présumée, de l’origine et la constitution d’un phénomène ou d’un fait observable, voire d’un mystère révélé et, en conséquence, identifiable, concevable et intellectuellement contrôlable. Ainsi : les garçons naissent dans les choux et les filles dans les fleurs, tandis que les salamandres voient le jour chez le chaudronnier.

La foutaise est une thèse incontrôlable, une expression de liberté spirituelle sans nature ou raison apparente. Si elle est provoquée par l’observation elle n’en résulte pas directement et utilise la logique. Par exemple, le sophisme est une foutaise. Vous connaissez tous celui-ci : « Tout ce qui est rare est cher ! Or un cheval bon marché est rare : donc un cheval bon marché est cher. » Ou, encore, la définition rationaliste de Diderot qui, à l’endroit d’Alembert, commentait le sophisme de l’éphémère comme « celui d’un être passager qui croit à l’immortalité des choses » et pondait l’encyclopédie page après page sans les tourner. Ce en quoi Diderot se distinguait d’Henri II qui, selon la gazette, les tournait volontiers. Si vous ne voyez pas le rapport c’est qu’il n’y en a pas.

La fadaise, elle, est une spécialité côtière, elle permet à l’adepte de briller et de se rafraîchir en plongeant depuis son sommet dans la platitude aquatique sans faire de vagues. La fadaise est audible. Plouf ! Elle disparaît pour faire surface comme les glaçons dans l’anisette. Même entre deux eaux, elle ne se noie jamais. Emportée par le courant des idées saugrenues elle sombre dans les abysses de la médiocrité pour s’échouer sans voix sur le sable dévalué d’une crique déserte.

La thèse, la foutaise et la fadaise ont en commun de naître de la curiosité, de l’ingéniosité et de la malice humaine, en un mot de ce génie humain qui coiffe le chapiteau des colonnes édifiées par les modérateurs de blogs, chats et forums défenseurs de la libre-expression muselée ou musclée. Vous savez ces monuments, piliers de la société, au pied desquels se croisent et se multiplient lapins « Agora » et babas « forum » échangeant des chromosomes ébahis dans un ballet d’atomes crochus et d’électrons célibataires sous l’œil de neutrons ingénus et de protons envieux.

Comme le bavait, en confidence, une limace téméraire sur une feuille de chou bourguignonne: « Toute Société dans laquelle la garantie du rire n’est pas assurée, ni la séparation des sexes déterminée, est une communauté d’escargots.»

Notre-Dame Merci ! Cela n’arrivera pas à Marseille! Là les fadas ne se jettent pas des fadaises ! Ils ne se défoncent pas la tête contre le flot venu du château d’If. Non ils se fendent le cœur au bar de la marine! Courtois, ils conjuguent, avec ou sans mousse, le verbe créateur parfumé de la Canebière. Chez les Phocéens l’amour et la civilisation vont de père en fils et non de mise en plis. Comme le disait César à Escartefigue, tandis que Marius emplissait les godets : « La partie n’est pas jouée ! »

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